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Tangram World






What is the Tangram
The Tangram is nowadays the most popular dissection puzzle formed from 7 polygons. The aim of the puzzle is to seamlessly arrange all the geometric pieces to form problem figures (rules of the game). More than 100 years ago, this game has been played passionately by many as entertainment, educational or mathematical tool, because it boosts shape recognition, problem solving, and pattern design skills. It is said that the Pythagorean theorem was discovered in the Orient with help of Tangram pieces...

   
The 7 polygons (see image further below) that form the Tangram are:
  • 5 right triangles: 2 small (hypotenuse of n/2 and sides of n/2√2); 1 medium (hypotenuse of n/√2 and sides of n/2); 2 large (hypotenuse of n and sides of n/√2). The large triangle is 4 times the size of the small triangle, but curiously its perimeter is only 2 times as big!
  • 1 square (side of n/2√2).
  • 1 parallelogram/rhomboid (sides of n/2 and n/2√2).
Of these 7 pieces, the parallelogram (or rhomboid) is the only piece that may need to be flipped when forming certain shapes; in fact, it has no reflection symmetry but only rotational symmetry, and so its mirror image can only be obtained by flipping it over.

Rules of the Tangram
Classic rules state that :
  • all 7 pieces must be used
  • all pieces must lie flat
  • all pieces must touch
  • no pieces may overlap
  • pieces may be rotated and / or flipped to form the desired shap
The object of the Tangram game is to put the seven geometric shapes together so as to form a given outline/silhouette.





The Tangram Legend
A legend says: “Thousands and thousands of years ago, Yu (玉龍), the Great Dragon, lived among human beings. He was venerated by them because he was 'yang', good, and was always ready to help them. One day, the God of Thunder, jealous of the offerings the men brought to Yu, in a moment of anger, crushed the sky with his hatchet. Consequently, the sky fell on the Earth in seven pieces black like coal. The light disappeared taking with it all existing things.
Yu at first felt sad for the world, and then felt nostalgic. Therefore, he picked up the seven black pieces of the sky and in memory of the former world, began to reassemble different kinds of shapes: animals, plants and human beings that had disappeared. But every time he finished a shape, a shadow left it and wandered the deserted world crying about its misfortune. The complaints arrived until the ears of the God of Thunder who was touched, and to remedy the harm he caused, he pulled from every shadow the body of a living being to repopulate the Earth. From that time on, the shadow faithfully follows every move we do and with the seven pieces of the sky, called Qi Qiao Ban (literally 'seven boards of cunning'), everything on Earth can still be shaped”.

Tangram Variants



Ostomachion is a puzzle that is tightly tied with Archimedes, although it may be older than Archimedes (the puzzle is also known as loculus Archimedius or Archimedes' box). In any case, ostomachion is apparently most known from the mathematical study by Archimedes. It is a puzzle made of 14 polygons, 13 of which are different and two are the same. Those 14 polygons (11 triangles, 1 pentagon and 2 quadrangles, originally made of bone) can be assembled in a square, as is shown in the image below.

A question regarding the number of ways in which one can assemble the square from the given elements immediately arises. The answer is  536 without rotations and reflections. It is obvious that any assembly of the square can be rotated three times by 90 degrees, so that one gets the same square each time, formally differently assembled. Therefore, the rotational multiplicity of the assembly is 4. Ostomachion is, besides for interesting mathematics it represents, perhaps better known (and can be understood in such a way) as a set of elements that one can use to form interesting shapes. Such interpretation of ostomachion is probably best suited to children.One form of play to which classical texts attest is the creation of different objects, animals, plants etc. by rearranging the pieces: an elephant, a tree, a barking dog, a ship, a sword, a tower etc.


The Towers of Hanoi





Le problème des tours de Hanoï est un jeu de réflexion imaginé par le mathématicien français Édouard Lucas, et consistant à déplacer des disques de diamètres différents d'une tour de «départ» à une tour d'«arrivée» en passant par une tour «intermédiaire» et ceci en un minimum de coups, tout en respectant les règles suivantes: on ne peut déplacer plus d'un disque à la fois, et on ne peut placer un disque que sur un autre disque plus grand que lui ou sur un emplacement vide.


Résoudre le problème de la Tour de Hanoï à trois disques est une tâche facile pour un adulte. On identifie assez aisément que le premier sous-but consiste à placer le grand disque à droite. Pour cela, l’emplacement de droite doit être libre et les deux autres disques doivent être sur l’emplacement du milieu. Il faut donc commencer par mettre le petit disque à droite, ensuite le disque moyen au centre et enfin le petit disque au centre. Pour parvenir à ce premier sous but, une planification n’est pas nécessaire, il n’est même pas besoin d’un raisonnement explicite, une simple anticipation perceptive suffit, d’autant que le nombre d’action à anticiper ne dépasse pas les capacités de la mémoire de travail.
  • Pour 3 disques, leurs déplacements sont faisables au minimum en 7 coups.
  • Pour 4 disques, leurs déplacements sont faisables au minimum en 15 coups.
  • Pour 5 disques, leurs déplacements sont faisables au minimum en 31 coups.
  • Pour 6 disques, leurs déplacements sont faisables au minimum en 63 coups.
  • Pour 7 disques, leurs déplacements sont faisables au minimum en 127 coups.
  • Pour 8 disques, leurs déplacements sont faisables au minimum en 255 coups.
On voit aisément que la tour de Hanoï peut être résolu en 7 coups, ce que font effectivement la plupart des adultes et leur donne le sentiment que cette situation n’est pas vraiment un problème, tant la procédure est facile à trouver. Il en va tout autrement de la Tour de Hanoï à 5 disques. Pour mettre le disque numéro 4 au milieu, il faut que les disques 3, 2 et 1 soient à droite, ce qui suppose que l’on commence par y mettre le disque 3 et donc que les disques 1 et 2 soient au milieu, ce qui n’est possible que si on a commencé par mettre le disque 1 à droite et le disque 2 au milieu.  

On voit bien que la résolution de ce problème ne peut plus reposer seulement sur une anticipation perceptive et que les capacités de la mémoire de travail vont rapidement se trouver dépassées. Ainsi, pour déplacer le plus grand disque (ce qui constituait le premier sous-but dans la tour à trois disques), il faut construire quatre sous-buts en appliquant à chaque fois la même règle : Pour mettre un disque à un emplacement, il faut que tous les autres disques soient à un emplacement différent de celui où l’on veut mettre le disque. Ce qui constitue la difficulté de la tour de Hanoï à cinq disques, c’est le nombre d’opération de raisonnement nécessaire pour parvenir à identifier les sous buts, autrement dit la complexité de la stratégie à mettre en œuvre.


Raisonnement mathématique par tâtonnements :

Désignons la suite Tn le nombre minimal de déplacement nécessaire pour bouger une tour de Hanoï de taille n d'un axe à un autre.

Si la tour n'est composée d'aucun disque, il nous faudra aucun mouvement pour la déplacer. Donc T0=0.

Si la tour est composée d'un seul disque, il nous faudra un coup au minimum pour la déplacer. Donc T1=1.

On a T0, on a T1. Il est donc temps de généraliser à n'importe quel n ! Passons donc à Tn.
Une stratégie possible pour déplacer une tour de taille n, c'est de d'abord déplacer les n-1 plus petits disques sur le deuxième axe, de déplacer le plus grand des disques sur le troisième axe, puis de déplacer la tour du deuxième axe sur le grand disque, sur l'axe 3.


Dans le cas n=2, par exemple : on déplace le petit disque sur l'axe 2 (1 coup), on déplace le grand disque sur l'axe 3 (2 coups) puis on déplace le petit disque sur l'axe 3 (3 coups). Donc T2≤3 ! (On met le signe ≤ car on n'est pas encore certains qu'il n'y a pas une solution plus rapide)

Dans le cas n=3 : on déplace les deux plus petits disques sur l'axe 2 (3 coups), on déplace le grand disque sur l'axe 3 (4 coups) puis on déplace les deux disques de l'axe 2 sur l'axe 3 (7 coups). Donc T3≤7.

Dans le cas général, avec notre stratégie : on déplace les n-1 plus petits disques sur l'axe 2 (Tn-1 coups), on déplace le grand disque sur l'axe 3 (Tn-1 +1 coups) puis on déplace les n-1 plus petits disques sur l'axe 3 (2.Tn-1+1 coups).
On a alors la formule générale : Tn≤2.Tn-1 +1 (Formule qui permet de majorer le nombre minimal de coup)
Est-il possible de le faire en moins de coups ? Et bien, malheureusement, non ! En effet, il faut à un moment ou à un autre déplacer le plus grand des disques, et on ne peut le déplacer que si tous les disques sont bien rangés en position centrale (sinon, il faudrait mettre le grand disque sur un plus petit). Il faudra donc T_n-1 déplacements pour mettre les n-1 plus petits disques au milieu, 1 déplacement de plus pour déplacer le grand disque, et redéplacer la tour centrale sur le grand disque en T_n-1 déplacements. Moralité : Le nombre minimal de mouvement Tn est plus grand que 2.Tn-1 +1.
On en conclut :
Cette relation permet de calculer Tn seulement si on connaît la valeur de Tn+1. Puisque l'on connaît T_0, on peut calculer n'importe quel Tn. Une formule de ce genre est appelée "relation de récurrence".

Pour connaitre le nombre de mouvements nécessaires aux prêtres pour bouger la Tour de Hanoï, il ne reste plus qu'à calculer T64 !
T0 = 0
T1 = 2×0 + 1 = 1
T2 = 2×1 + 1 = 3
T3 = 2×3 + 1 = 7
T4 = 2×7 + 1 = 15
T5 = 2×15 + 1 = 31
T6 = 2×31 + 1 = 63
T7 = 2×63 + 1 = 127
T8 = 2×127 + 1 = 255 (Il faut 255 coups pour déplacer la tour de Hanoï!)
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